Création de la commission municipale langue basque

rues-bayonne-1M. le Maire, mes chers collègues,

Jaurès en 1911 déclarait : « Puisque ces enfants parlent deux langues, pourquoi ne pas leur apprendre à les comparer et à se rendre compte de l’une et de l’autre ? ….L’esprit devient plus sensible à la beauté d’une langue basque, par comparaison avec une autre langue il saisit mieux le caractère propre de chacun, l’originalité de sa syntaxe, la logique intérieure qui en commande toutes les parties et qui lui assure une sorte d’unité organique.

Ce qui est vrai du basque est vrai du breton. Ce serait une éducation de force et de souplesse pour les jeunes esprits ; ce serait aussi un chemin ouvert, un élargissement de l’horizon historique. »

Notre vision est celle de l’élargissement de l’horizon historique, loin du discours de Barrère  dans son rapport de salut public sur les idiomes en 1794.

L’élargissement de l’horizon historique, passe  par la mise en place d’une véritable politique linguistique publique en faveur des langues régionales de la République.

En attendant une future ratification de la charte des langues régionales, nous ne pouvons cependant que nous féliciter de l’intégration progressive du fait linguistique dans notre contrat social républicain.

Le rôle stratégique de l’office public de la langue basque, soutenu par l’Etat, la Région et le département des PA, a permis la mise en place d’une politique linguistique publique et concertée en faveur de la Langue Basque et la mobilisation de moyens financiers nécessaires à cette mission.

Nous ne pouvons également que souscrire aux objectifs évoqués dans le document de travail du conseil des élus sur le volet linguistique du futur contrat pays-basque, quant à la nécessité de gagner en efficacité dans l’apprentissage de la langue basque, d’améliorer la structuration qualitative des enseignements, de faire évoluer la gouvernance avec l’Education Nationale, mais aussi de développer les usages dans la vie quotidienne.

C’est pourquoi nous sommes favorables à la création de cette commission d’intérêt général, que devra refléter sa composition dont nous n’avons pas aujourd’hui le détail.

Nous regrettons que vous n’ayez pas décidé de participer à l’élargissement de l’horizon historique par l’intégration des autres langues propres du territoire, comme nous vous l’avions suggéré.

Je comprends que Jaurès ne soit pas votre tasse de thé, mais soyez informé que l’euro-région Aquitaine-Euskadi l’a fait dans le volet linguistique de son plan stratégique qui sera présenté vendredi prochain.

Pour conclure, soyez certain que nous serons exigent sur la vocation d’intérêt général de cette commission.

50% des élèves qui étudient en langue basque sont dans le secteur public, ce qui représente 30% des effectifs globaux du public, il n’existe aucune section immersive publique sur Bayonne, vous avez méprisé l’offre de temps périscolaire en langue basque pour les élèves du public, vous avez refusé de travailler à une mutualisation du temps périscolaire entre les filières bi-lingues et immersives, mesure qui aurait été un symbole fort dans l’élargissement de l’horizon historique.

Nous jugeons sur les actes donc

Nous votons pour la création de la commission langue basque, mais pour le moment nous votons non à votre posture et politique linguistique.

Mathieu Bergé

Plate-forme de stockage de bois sur le port de Bayonne

port-bayonne-stbernard-PSMonsieur le Maire, mes chers collègues,

Nous nous félicitons de cet avis favorable donné à ce projet d’autant plus, qu’il s’agit d’une procédure d’amélioration de la gestion des stockages de bois et de charbon sur le banc St Bernard, suite à l’expérience la gestion du bois de la tempête Klaus.

Le trafic généré proche de 200000 tonnes, s’inscrit dans la dynamique d’inversion de courbe du trafic du port de Bayonne au regard des prévisions des industriels pour l’année 2015, année 2015 qui verra aussi l’ouverture laminoir des landes avec ses plus de 100 emplois industriels directs.

La bonne gouvernance politique et environnementale du port de Bayonne est la condition sine qua non au maintien et au développement d’un des poumons économique de notre territoire.

C’est pourquoi nous nous nous associons à vos remarques et propositions, quant à l’arrosage, au positionnement du stockage, au suivi par l’étude de zone et à la demande de report modal.

Concernant le nombre de camions, 13 camions par jour pour le bois, même si cela ne représente que 0,35% du trafic routier, nous devons collectivement être déterminés à développer le report modal.

Le SDA du port de Bayonne dans ses actions globales prévoit l’émergence d’un OFP, l’ACBA, via le SMACEF est en 1ere ligne sur ce dossier, qui peut jouer un rôle déterminant dans la pérennisation de l’activité du port, mais aussi du report modal à l’échelle de notre bassin de vie élargi.

Je nous invite élus de tous bords et de différentes collectivités à travailler à l’émergence d’un outil que le seul marché ne pourra nous offrir dans l’intérêt de notre économie et de notre environnement.

Pour le groupe des élus de Gauche,

Mathieu Bergé

Une inauguration sans invitation des partenaires financiers ?

IMG_2628Monsieur le Maire, mes chers collègues,

Je tiens à vous faire part de notre surprise à la lecture de Sud Ouest le 26 septembre 2014, nous informant de l’inauguration la veille du nouveau siège social de l’ASB à laquelle l’opposition n’a pas été conviée. Par ailleurs, je vous laisse imaginer le regret des représentants du Cg que nous sommes avec mon collègue Henri Etcheto alors que nous avons obtenu un cofinancement du CG pour ce projet à hauteur de 10% dans le cadre du contrat de territoire de l’agglomération (125 250€)

Nous notons avec satisfaction que si la partie administrative et de réception est dédiée à l’ASB, les autres espaces seront mutualisés avec les établissements scolaires et les autres clubs du quartier.

Les espaces bayonnais sont contraints et s’il est nécessaire que les équipements sportifs soient répartis dans la ville afin d’apporter une réponse de proximité à l’ensemble de la population, leur mutualisation est incontournable pour une gestion durable des infrastructures et des budgets publics

Pour le groupe des élus de Gauche,

Marie-Christine Aragon

Une nécessaire vision à long terme sur les équipements sportifs

Maison des associations

Maison des associations

Monsieur le Maire, chers collègues,

Le rapport N° 10 fait état de « l’essor des sports de boxe pieds poings par les jeunes du quartier ».

Que des jeunes de nos quartiers se dirigent vers des pratiques sportives est une bonne nouvelle et nous soutiendrons les associations, les bénévoles, les éducateurs sportifs concernés par ces activités sportives.

Mais dans le cas présent, monsieur le Maire, monsieur le rapporteur on ne peut pas, on ne doit pas parler de l’essor des sports de boxe, puisqu’il ne s’agit que de 3 licenciés dans l’association pour laquelle vous proposez une mise à disposition de locaux, dont le coût sera de 250 000 €. Si l’on reste dans ces proportions, il faudra accorder 33 M€ à l’ASB et je n’ose pas dire combien à l’omnisport de l’Aviron …

Dans ces conditions, notre groupe ne votera pas cette mise à disposition de bâtiment.

Mais nous souhaitons être à l’écoute de cette association sportive. Elle mérite probablement d’être soutenue, voire accompagnée dans son fonctionnement, dans sa communication, dans peut être une mutualisation de ses besoins, … Aussi nous proposons que ce rapport N° 10 soit reporté à un prochain Conseil Municipal pour laisser le temps à cette association Askar Full Contact de se mettre à jour, de travailler sur les points que je viens d’évoquer et de revenir vers nous, avec des éléments qui nous permettrons de mieux apprécier la demande et le travail réalisé par cette structure..

Par ailleurs, je veux profiter de ce point de l’ordre du jour pour évoquer ici la problématique de ces associations sportives, très nombreuses sur notre commune, qui font un travail indispensable et qui régulièrement viennent solliciter des soutiens financiers.

Un Plan Pluriannuel d’investissement est indispensable pour le secteur sportif de notre ville. Vous avez proposé, Monsieur le Maire, dans votre programme de mars, un PPI concernant la modernisation des écoles. Il faut faire de même pour les structures sportives. Cet outil permet de mettre en cohérence les investissements de la ville avec sa vision de l’avenir. Cet outil permet une plus grande lisibilité des opérations dans le temps et dans l’espace. La commission municipale des sports s’est réunie récemment. Un bilan quantitatif intéressant y a été présenté. J’ai fait personnellement une proposition pour que le « sport pour tous » soit encore plus développé. Tout ceci peut participer à la réflexion pour l’élaboration d’un PPI.

Je ne doute pas que vous tous, comprendrez notre vote pour ce rapport N°10 et que vous adhérerez à notre proposition d’un PPI pour les structures sportives.

Pour le groupe des élus de Gauche,

Christian Murat

 

Une politique touristique seulement ambitieuse en apparence

L'office de tourisme de Bayonne

L’office de tourisme de Bayonne

Monsieur le Maire, mes chers collègues,

Vous proposez une opération d’extension et de restructuration de l’office de tourisme de Bayonne, mais curieusement nous sommes dans le chapitre « Patrimoine immobilier ».

Avec quel enthousiasme nous aurions accueilli la mise en place d’une politique touristique ambitieuse et structurante pour la ville.

Bien sur Bayonne surfe sur le tourisme patrimonial qui connaît un développement international croissant. Ville d’arts et d’histoire, Bayonne possède des atouts majeurs, mais reste encore une destination complémentaire aux communes balnéaires (pour journées nuageuses). Son attrait culturel n’est pas encore suffisamment valorisé pour rendre la ville attractive à une véritable clientèle touristique en séjour.

Votre projet porte sur le bâtiment, nous espérions du contenu vous nous proposez du contenant !

Nous n’avons aucune information sur le classement de l’OT ; l’OT de Bayonne a-t-il obtenu le classement préfectoral 2 étoiles et la certification qualité tourisme.

Ne sachant pas à quelle stratégie répond cette restructuration, nous ne prendrons pas part au vote.

Pour le groupe des élus de Gauche,

Marie-Christine Aragon

Pour une meilleur offre en matière de langue basque

ecole-bayonne-scolaireMonsieur le Maire, mes chers collègues,

Nous souhaitons en premier lieu souligner que cette question regroupe des subventions relevant de domaines très différents (éducation : ikastola ; culture/prévention : galerie des Corsaires, Exposition Vénus 5). Nous regrettons également que vous ne nous ayez pas informés de l’inauguration de cette dernière à laquelle nous aurions fortement souhaité participer au regard des enjeux majeurs en matière de dépistage du cancer du sein.

Nous souhaitons dans un deuxième temps revenir au 1er point de cette délibération à savoir « l’aide financière apportée aux deux ikastolas pour la mise en œuvre de la réforme des rythmes scolaires sous la forme d’une première participation forfaitaire au démarrage des activités sur le 1er trimestre de l’année 2014-2015 »

Comme vous pouvez en juger, il s’agit bien d’évoquer un sujet qui aurait dû relever de la rubrique Education et non de celle des Finances.

Cette observation n’est en rien une remarque relative à la seule forme de la délibération mais, bien à son contenu qui soulève de nombreuses questions dans trois domaines:

– Le domaine financier : La participation de la ville est calculée selon la convention jointe (nous ne mentionnerons ici que les chiffres de l’Ikastola du Polo) par « différence entre le montant des dépenses supplémentaires engagées par l’Association (soit 18400 € pour Hiriondoko Ikastola)  pour la mise en œuvre des rythmes scolaires et celui du fonds d’amorçage apporté par l’Etat 4100 € (50 euros/élève[1]) soit un montant de subvention municipale de 14 300 €. Quel est le nombre d’élèves d’Hiriondoko (et d’Oihana Ikastola) ? Les maternelles (non intégrées aux NAP de Bayonne) sont-elles ici concernées ? Quel est le montant global de l’aide par élève ? Cette subvention est-elle ponctuelle (quid après le fond d’amorçage) ? Ce dispositif sera-t-il élargi aux établissements privés confessionnels sous contrat qui en feraient la demande ?

– Les domaines éducatif et linguistique : Le projet relatif à la réforme des rythmes scolaires de notre liste Bayonne Ville ouverte intégrait, des activités en langue basque. Vous avez-vous-même exprimé à de très nombreuses reprises votre attachement à l’euskara. L’offre publique actuelle en matière d’activités proposées aux jeunes bayonnais est-elle bilingue ?

– En matière d’égalité d’accès à l’offre : la faiblesse de l’offre en NAP directement gérée par la commune risque de contraster avec celle qui va être mise en œuvre par les deux ikastolas (A noter : les conventions restent peu précises sur le projet pédagogique : organisation générale, nombre et nature des activités proposées aux élèves).

Au regard des deux derniers points évoqués: faiblesse de l’offre bilingue publique et ouverture d’activités en langue basque financées par une subvention municipale nous demandons à ce que les activités proposées par l’ikastola du Polo-Beyris (Hiriondo’ko) soient ouvertes aux élèves des sections bilingues de l’école Jean Moulin et que les activités organisées par Baionako Oihana Ikastola soient ouvertes aux élèves des sections bilingues de l’école Jules Ferry. En l’absence de réponse positive à notre proposition de mutualisation et d’ouverture nous ne prendrons pas part au vote.

Je souhaite conclure de manière personnelle en précisant que les responsabilités électives que j’ai exercées pendant 12 ans au sein de la fédération des ikastolas et les expériences vécues d’activités partagées par les enfants d’Hiriondoko ikastola et de l’école Jean Moulin (danse, carnaval, olentzero, fêtes du quartier, de la MVC, …) du Polo Beyris m’ont définitivement convaincue des bienfaits de la mixité et de la mutualisation en matière de diffusion et de promotion de la langue basque.

Pour le groupe des élus de Gauche,

Sophie Herrera

Réforme des rythmes scolaires à Bayonne : une totale improvisation de la majorité

La réforme des rythmes scolaires à Bayonne: une totale improvisation

La réforme des rythmes scolaires à Bayonne: une totale improvisation

Monsieur le Maire, mes chers collègues,

Vous ne serez pas surpris, bien entendu, que je vous annonce que nous ne voterons pas pour cette délibération.

Vous ne serez pas davantage surpris que je motive le sens de ce vote par la faiblesse cruelle de la mise en œuvre municipale de la réforme des rythmes scolaires dans notre ville, du moins pour la partie de cette réforme qui relève de la commune.

Nous avons déjà eu l’occasion de débattre de cette question… C’est une réforme que la majorité municipale a complètement et tristement subie, une réforme dans laquelle vous vous êtes investis sans conviction, à reculons… Disons-le, l’exercice a été raté… Et la rentrée scolaire, sur ce point, s’est effectuée dans la confusion et le flottement.

À tel point d’ailleurs que nous ne disposons pas de retour sur l’impact de la réforme sur les élèves et les familles bayonnaises… À l’inverse des communes voisines notamment…

À Anglet, 85 % des enfants sont inscrits (accès à 3 TAP/semaine).

À Biarritz, plus de 80 % des enfants inscrits.

À Boucau, 90 % des enfants inscrits.

À Tarnos, 94 % des enfants inscrits.

L’impression d’impréparation et d’improvisation a été cruellement ressentie dans les écoles, notamment lors des réunions d’information où vous avez courageusement laissé les fonctionnaires monter en première ligne au-devant les parents, alors que les dispositifs n’étaient pas tout à fait calés. Je n’évoque même pas la question d’une construction partenariale de l’offre d’activités avec les enseignants et leur autorité pédagogique de tutelle, qui aurait pu donner du sens à ce dispositif… Nous en sommes encore bien loin… Il est vrai que l’on a vu que vous aviez du mal à dialoguer avec l’Éducation Nationale… Et qu’il vous fallait parer au plus pressé…

La mise en œuvre de cette réforme dans notre ville ne répond évidemment pas aux attentes et aux enjeux de ce dossier.

Mais, depuis, il y a eu plus grave et plus inconséquent de votre part…

Car vous avez cru pouvoir vous tirer du mauvais pas dans lequel vous vous étiez mis en faisant diversion… Vous n’avez pas hésité pour cela à instrumentaliser la fermeture d’un poste d’enseignant à l’école élémentaire de La Citadelle pour monter une opération de « com », un contre-feu… Vous avez profité de la déception et du désarroi sincères des familles et des parents de cette école. Au lieu d’agir en élu responsable, en élevant le dialogue entre les familles et l’Éducation Nationale, vous avez délibérément soufflé sur les braises… Vous avez pris une posture qui ne pouvait être que stérile, refusant de dialoguer avec l’Inspectrice de circonscription, le DASEN ou même le CDEN. Mais peu importe, puisque ce n’était pas l’ouverture d’une classe supplémentaire qui vous intéressait. Vous croyant peut-être encore en campagne, vous ne cherchiez en vérité que les caméras et les objectifs des appareils photos. Vous avez donné de cette façon de faux espoirs à certains de nos concitoyens. Vous les avez abusés. Et, c’est bien le plus grave, vous l’avez fait délibérément, en parfaite connaissance de cause.

… Mais décidément les dossiers scolaires ne sont pas votre fort… Vous ne vous êtes pas rendu compte que votre agitation tardive ne faisait que souligner vos propres turpitudes en la matière.

Étant donné les moyens dont il dispose, les règles et pratiques en vigueur (et partagés) dans le monde de l’éducation, la situation générale des écoles bayonnaises, celles du RRS de la rive droite plus précisément, et de l’école de La Citadelle en particulier, la décision de l’Inspection d’Académie n’avait absolument rien d’étonnant… Il aurait fallu s’inquiéter bien avant de cette situation de baisse d’effectifs, pas quelques jours ou quelques semaines après la rentrée quand les décisions sont actées… Cette décision prise par le DASEN était également tout sauf scandaleuse… Toute personne qui suit a minima ces dossiers le sait parfaitement : en zone urbaine, on ne voit pas d’école à une moyenne de 19 élèves par classe, nulle part… D’ailleurs la meilleure preuve en est que cette demande n’a été relayée par aucun syndicat ou fédération de parents d’élèves constituée

Vous n’avez pas pris garde non plus que cette affaire épinglait en réalité une autre carence de la politique municipale. La responsabilité de la Ville est en effet engagée dans la mesure où la commune est compétente en matière d’affectation des élèves… C’est le principe de la sectorisation… Vous vous rappelez que votre prédécesseur avait fini par nous donner raison sur ce dossier en finissant par convenir que sans sectorisation, les stratégies d’évitement étaient en train de mettre à mal à la fois le principe de mixité sociale, et celui de bonne gestion des moyens publics (aussi bien pour les personnels : EN, que pour les locaux : Ville)… Si les effectifs de cette école sont insuffisants, c’est que la sectorisation (la carte scolaire municipale) a été mal taillée…Ou bien que des dérogations ont été accordées contre l’intérêt de l’école…

C’était là un premier point qui aurait dû vous engager à bien davantage de prudence sur ce dossier. Si du moins vous en aviez dominé les tenants et les aboutissants…

Le second point est encore plus grave du point de vue de la morale politique… Parce que c’est tout de même avec une incroyable hypocrisie qu’on vous a vu vous commettre dans cette affaire, vous, le chef de file local de l’UMP et de l’UDI. Que je sache, la doctrine de ces deux formations, largement claironnée, c’est bien de dire que l’État dépense trop, qu’il faut faire deux fois plus d’économies, qu’il faut pour cela diminuer le nombre de fonctionnaires y compris dans l’Éducation Nationale… Je vous rappelle que sous le gouvernement de Droite, c’était le non-remplacement d’1 fonctionnaire sur 2, la disparition programmée des maîtres RASED (pour les élèves en difficulté) et des seuils d’ouverture de classe à 30 élèves !

On n’en fait jamais assez pour l’éducation… Danton disait qu’avec le pain, l’éducation est le premier besoin du peuple… Mais, il faut le dire, c’est bien la Gauche qui le fait cet effort : 60 000 postes d’enseignants supplémentaires sur la mandature… Alors si l’on trouve que ce n’est pas assez, plutôt que de faire venir à Bayonne messieurs Lasserre et Lassalle, pour verser avec vous leurs larmes de crocodile, demandez leur, en tant que parlementaires, d’œuvrer au Sénat et à l’Assemblée pour faire croître le budget de l’Éducation Nationale…

Mes chers collègues, au moment même où nous traversons une crise de confiance aussi sérieuse à l’égard de la politique et du personnel politique, avec toutes les affaires que l’on sait, cette démonstration de tartufferie politique était déjà consternante. Mais je dois dire que vous avez réussi l’exploit de nous stupéfier encore en annonçant publiquement, au mépris de la vérité, que vous aviez obtenu gain de cause avec un poste d’enseignant supplémentaire pour l’école de La Citadelle. Mais finalement ce dernier mensonge, encore plus grossier, résume parfaitement votre pratique politique.

Ce qui me conduit à terminer avec une question, certes cruelle, qui vaut pour ce dossier comme pour bien d’autres…

Que vaut aujourd’hui la parole publique du maire de Bayonne ?

Pour le groupe des élus de Gauche,

Henri Etcheto

Musée Bonnat : une fermeture sans fin

Musée Bonnat-Helleu à Bayonne

Musée Bonnat-Helleu à Bayonne

Monsieur le Maire,  mes chers collègues,

Nous voterons pour cette convention. Toute action menée en faveur de la valorisation de ce musée qui constitue un magnifique atout pour Bayonne ne peut que recevoir notre soutien et le fait que l’Association des amis du musée puisse (sous conditions) prévoir des animations au sein même du musée constitue un des moyens d’assurer une relative accessibilité mais surtout une animation autour des collections.

Toutefois, ces éléments positifs ne contrebalancent pas les questionnements des bayonnais et des nombreux visiteurs en matière de durée de la fermeture (opérée le 11 avril 2011 !) et de date de réouverture. Annoncée pour 2014 en 2010 (par l’adjoint à la Culture), puis pour 2019, et enfin pour 2022… encore faudrait-il que les travaux aient commencé …

La phrase extraite de la convention n’est sur ce sujet en rien rassurante:

« En effet, le Musée Bonnat-Helleu étant actuellement fermé au public, son accès est conditionné par des règles strictes de sécurité durant les deux années qui précèdent les travaux de rénovation et de restructuration de l’établissement ».

Cette phrase signifie-t-elle que ces derniers ne commenceront qu’en 2016 ? Pour quelle durée et quels budgets ?

Chaque jour de fermeture constitue un handicap important pour la population en matière d’accès de proximité aux Beaux Arts, à la culture mais également en matière d’attractivité touristique d’un musée (aux fonds remarquables) idéalement situé… entre Bilbao et Bordeaux.

De quelles informations disposez-vous ? N’est-il pas possible de prévoir des ouvertures certes ponctuelles (à l’instar de celle de la nuit européenne des musées, des journées du patrimoine) mais fréquentes et régulières afin de limiter les effets négatifs de cette trop longue fermeture ?

Pour le groupe des élus de Gauche,

 

Sophie Herrera

Le très haut débit à Bayonne: un enjeu fondamental

Très haut débit à Bayonne: un enjeu fondamental

Très haut débit à Bayonne: un enjeu fondamental

Monsieur le Maire, mes chers collègues,

Hier à Paris, dans le cadre de mon travail parlementaire pour la 5 ème circonscription des Pyrénées atlantiques je rencontrais à Bercy le représentant de la mission nationale PLAN FRANCE TRÈS HAUT DÉBIT pour notre région, Antton Achiary, jeune homme au parcours brillant, dont le père et l’oncle sont très connus au Pays basque, lequel a en charge tous les dossiers pour le grand sud .

Nous avons travaillé sur la circonscription et plus généralement sur tout le territoire du pays basque qui révèle de très très grandes disparités avec des déserts numériques.

Je tiens cette carte à disposition de celles et ceux qui sont intéressés par cette question.

L’Etat engage 20 milliards d’euros dans le déploiement du très haut débit et l’objectif est de couvrir 100% du territoire d’ici 2022.

Il s’agit d’un plan qui va mobiliser 20.000 emplois directs pour le développement des infrastructures.

La priorité est donnée à la fibre optique.

C’est un plan mis en œuvre de manière décentralisée.

Le plan ne soutient que les projets d’échelle a minima départementale pour garantir une solidarité territoriale forte entre urbains, péri urbains et ruraux, encourageant la coordination dans l’espace régional.

L’enjeu est fondamental, à savoir rapprocher les services publics des citoyens, télé médecine,objets connectés, liens pour les personnes âgées.

L’enjeu est l’égalité et la solidarité territoriale.

L’Etat intervient justement là où les opérateurs sont absents et les opérateurs ne sont pas  » fous », ils vont là où c’est intéressant en terme de densité de population.

Compte tenu des réflexions actuelles sur l’avenir territorial je me permets de rappeler ce point important.

Nous resterons très vigilants sur ce point fondamental – solidarité et égalité territoriale – .

Nous voterons pour cette délibération compte tenu de l’enjeu et je pense que nous aurons un débat très intéressant prochainement à l’ACBA.

Pour le groupe des élus de Gauche,

Colette Capdevielle